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USINE PENSIONNAT A LA CAMPAGNE
Bonjour,
Alors là, l'impermanence des choses est vraiment à sa place, comme dirait certains bouddhistes.
A l'heure où le musée des tissus de Lyon risque sa peau... Des collections uniques...
Le site et les collections des Soieries Bonnet constituent un patrimoine industriel unique à l’échelle internationale. Découvrir le musée, c’est percevoir le lien indissociable entre les collections et le bâti.
Après avoir été précurseur, ils exportaient dans le monde entier, la soie, pour la confection des robes d'appârat
L'usine fondée par Claude Joseph Bonnet, à 24 ans en 1810, passe de l'éclosion à la fermeture totale en 2001. . Véritable « ville dans la ville », cette manufacture regroupait au même endroit les lieux de production et de vie, significatifs de l’organisation industrielle, sociale, morale et religieuse. Ce sont les Soieries Bonnet, une usine-pensionnat située à Jujurieux, dans l'ain, ville qui compte aujourd'hui 2100habitants.
Les pièces de soie étaient confectionnées par pas moins de 1 200 personnes, tisseuses, ourdisseuses etc.. A quoi il fallait ajouter des travailleurs à domicile, les canuts, les tisseurs, avaient les métiers dans leur unique pièce.
Une usine en permanence dans la création,
Le noir profond était la spécificité des soieries, pour lequel le soyeux a reçu un prix lors de l'exposition universelle de 1900. On parlait du noir Bonnet, comme pour les semelles rouges de ... hahaha !
Imaginez travailler le fil noir, alors que l'électricité n'existait pas. Ils étaient tributaires de la lumière naturelle. Voilà pourquoi, à Lyon, dans le quartier de la croix rousse, surtout dédié au tissage, les fenêtres étaient aussi grandes.
Ce qui m a ébahie, scotchée, émerveillée, sidérée, époustouflée c 'est ce métier au millions de fils,
Déjà l'âge de 12 ans mininum pour les petites filles (au lieu des 8 autorisés) elles étaient embauchées avec une recommandation écrite. Or, à part le curé, il n'y avait quasi personne qui sache écrire.
Elles travaillaient dur, mais aussi elles savaient qu'à leur majorité, quand un prétendant viendrait demander la main de l'une d'entr'elles, au patron, lire, écrire, compter, tenir une maison, car il y avait aussi une éducation ménagère., serait un atout pour trouver un bon parti.
les chaines très bruyantes
un clin d oeil coupe de monde
si vous vous voulez en savoir plus, ici vous saurez tout le musée soiries BONNET
Tags : musee, soieries, pensionnat, jeunes filles, precurseur, debut, fin
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Commentaires
2LunaVendredi 7 Septembre 2018 à 21:30Tres intéressant et riche. Merci pour tout ce que tu nous partageBonjour Nicole
Je connais le Musée de la Soie et l'histoire que tu nous narres est super interessante
Et ces petites filles mises au travail si jeunes ...
Belle journée
Magnifique !! En effet, à l'heure ou les Musée des Tissus de Lyon est bien menacé (à moins de trouver un mécène amoureux de l'art ) cette collection chatoyante et colorée est superbe à visionner. Un bien beau billet ! Ah !! Lyon j'adore tout comme vous cette ville ou j'ai vu le jour.
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Un superbe et très intéressant reportage sur cette usine à soie que tu as si bien illustré.
On a du mal à s'imaginer ces conditions de travail, surtout si jeunes !
Je pense à toutes ces femmes qui fabriquaient ces magnifiques tenues en rêvant peut-être d'en porter une un jour !
Bonne soirée
tu as raison, celles qui portaient ces toilettes n'avaient, et encore moins à l'époque, une larme pour ces petites gamines