• Femmes aux formes voluptueuses, odalisques, lumière éclatante, carnets de voyages ou simple fantasme du lointain, les oeuvres présentées au musée Paul Dini constituent à la fois une collection d'oeuvres imaginaires et un travail documentaire conséquent du début du XIXe siècle.

    le Maroc, qui pour nous est devenu une destination facile, était alors une vraie expédition, un rêve assouvi. Toutes les oeuvres exposées ont été ralisées par des peintres  "régionaux", de ces hommes et femmes qui ont eu l'audace de quitter leur village pour aller voir cet ailleurs parfumé, ces couleurs chaudes etc.. 

    Le musée DINI  à Villefranche, un musée municipal installé dans l'ancienne halle aux grains, est une pure merveille d'architecture, les expositions toujours d'une grande qualité

     

    Encore quelques jours , fin de l'expo le  9 février 2014

     

    quelques photos pour vous donner envie, bien que pas très réussies beaucoup trop de spots 

     

    l'affiche

    FÉLIX-AUGUSTE CLÉMENT, Fellah, fille d’un Cheikh El
    Bahalede, jouant du tambourin, c. 1862-1875 Huile sur
    toile, 117 x 80 cm Lyon, musée des Beaux-Arts © Alain Basset

     

    LES LYONNAIS RENCONTRENT L ORIENT

     

    LES LYONNAIS RENCONTRENT L ORIENT

     

    LES LYONNAIS RENCONTRENT L ORIENT

     

    LES LYONNAIS RENCONTRENT L ORIENT

     

    je regrette de ne pas avoir noté les noms des auteurs, c'est un peu dommage 


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  • Dans les bâtiments de la Sucrière à Lyon 

    La Sucrière

    Quai Rambaud
    69002 Lyon - France

     

     

    une magnifique exposition se tient jusqu'au 31 Juillet. L'artiste plasticienne est Chiharu Shiota

    Je suis allée chercher ses autres travaux, son dada c'est quand même le filet de pêche.

     

    le lieu est sombre, pas de lumière naturelle, pas d'ouverture. Juste quelques lampes pour mettre en valeur l'installation.

     

    La porte d'entrée !!

    P1250005

     

    enchevêtrement de filets tissés, 16 robes blanches cousues avec 1000m de coton blanc, toutes reliées

     

    P1250007


     

    Une tonnelle, ou un tunnel fait écho avec la forme que prennent les traines,

     

    P1250008


     

    le lien entre ses robes me donne un sentiment d'appartenance, comme si ce tissage invisible autour des êtres invisibles étaient tellement VISIBLE qu'on ne le voyait plus. Les liens entre les hommes peut être? L'appartenance religieuse différente, les nationalités, les vies des ancêtres , pourtant nous sommes tous des Etres Humains faits à l'identique, enfin c'est bien Adam et Eve qui ont commencé non??

     

     

      P1250020-copie-1

    P1250038.JPG

     

     

    toutes les robes ont été réalisées par un styliste Lyonnais Mongi Guibane


     

    ces tissages, 600 km de laine,  entourent les robes, sentiment de sécurité ? d'enfermement ? d'impression de choisir ce que l'on veut, ce que l'on est, en se protégeant de l'autre ? si avec tout ca notre cerveau n'est pas en vrille


     Les robes sont différentes, les manches, les cols, des petits détails qui ne se voient pas tout de suite...


     

    P1250041

     

     

    Allez chez Pastelle, elle a visité elle aussi l'expo


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  • Ce qui était vrai hier, l'est encore aujourd'hui; Mais ce qui est bien aujourd'hui, pourra ne pas l'être demain.

     

     

     

    Un défi relevé avec brio,


    Faire venir du public tous âges, au musée des beaux-arts, afin d’assister à une représentation de danse à part, mouvance hip hop, Il y a aussi un public de jeunes photographes. Est-ce pour eux la première fois qu’ils rentrent dans un musée, peut-être, la mayonnaise prend vite.

     

    aujourd'hui

    soiree-kafig-090.JPG

      hier

     

    http://www.lefigaro.fr/medias/2009/10/24/20091024PHOWWW00014.jpg

     

     


     

    Trois lieux, trois œuvres picturales, trois œuvres dansées, en lien avec la toile. Parfois il semble que les danseurs fassent partie  du tableau? Ici un Rambranlt évoquant le mal, si j'ai bien mémorisé. C'est pas pour rien que je suis avec intérêt les ateliers mémoire, appelés remue méninges

     


    Les guides du musée, munies d’un micro, émues souvent, nous donnent des explications , les danseurs commencent de tourner autour.

     

     

     

    soiree kafig 122

    La magie opère, l'émotion monte, Douceur, force, don de soi,  des pas compliqués sur des musiques classiques Grands talents.

     

    http://www.galerie-marciano.fr/sites/default/files/files/artiste/Danseuse%20etoile.60x60.jpg

     

    soiree kafig 123

     

    Tous ces danseurs sont exceptionnels, les petits spectateurs ouvrent grands les yeux. 

     


     

     

    soiree kafig 121


     

    Avec l'autorisation de  Najib, Kareem et les autres, cette pirouette n'est que de 35', mais auparavent il en effectue une plus rapide encore, avec des déséquilibres des bras, des jambes, truc de ouf.  

     


     

     

     

      compagnie POLE PIK CENTRE   CHOREGRAPHIK DE BRON

     

     

     

     

    devant le tableau peint de Louis Cretey la Cène du réfectoire baroque de l'ancien couvent qu'était avant, le Musée des Beaux Arts,

     

    le réfectoire baroque 082 (3)

     

    Najib a écrit un texte qu'il a donné à lire avant la dernière chorégraphie. Il m'a autorisée, là aussi, au partage

     

    j'ai  la Cène de Léo ..celle du réfectoire est trop sombre et illisible

     

    http://www.devoir-de-philosophie.com/images_dissertations/117810.jpg

     


     

    LES TRANSFIGURES

      Au-delà de l'aspect historique ou religieux, de ce tableau, il se dégage un
      sentiment  de partage, de convivialité et de transmission. Trois émotions
      fondamentales dans la danse hip hop.
      Cette toile témoigne d'une  époque et d'un art de vivre. Nous avons voulu à
      notre tour, par la création de cette pièce courte, témoigner de notre époque,
      car même si les choses changent à travers les âges, certaines restent aussi
      pures qu'au premier jour.
      Lavoisier disait : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »,
      nous sommes la continuité, nous sommes les transformés, nous sommes les
      transfigurés.(Najib GUERFI).

     

    allez, on danse...

     

    soiree kafig 108

      Auriez vous apprécié ? le lieu, ou la danse, ou les deux ???



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  • Voila comment MAGGY JACOT voit la chute de l'homme, désincarné, transparent, léger, aérien, virvoltant

     

    une sculpture découverte le long de la coursive d'un théâtre à Bruxelles, moi j'ai trouvé cette oeuvre magnifique.Qu'est-il entrain de faire ?

     

    ''les yeux seuls sont encore capables de pousser un cri"" René Char

     

     

     

    C'est un grillage, Suivant l'éclairage il est bleu ou or, je vous laisse avec lui

     

     

    L HOMME EN CHUTE (9)

     

    L HOMME EN CHUTE (6)

     

     

    L HOMME EN CHUTE (11)

     

     

     

    L HOMME EN CHUTE (10)


    24 commentaires
  •  

    Tout le monde ne peut pas être de LYON suivant un dicton d'ici, pas chauvins les ""ionnais"

     

    Cet été je suis allée à Genève, rendre visite à une amie bloggueuse. Le temps n’était pas au beau fixe, et le lac démonté,

     

    baby-plage-geneve2010-255--4-.jpg

     

    baby-plage-geneve2010-255--16-.jpg

     

    baby plage geneve2010 255 (10)


     

     

    Montages.jpg Sur la rive, une très belle exposition sur l’écologie, la terre.

     

    EXPO NPTRE TERREgeneve2010 088 (10)

     

    EXPO NPTRE TERREgeneve2010 088 (11)

     

    EXPO NPTRE TERREgeneve2010 088 (13)

    EXPO NPTRE TERREgeneve2010 088 (19)

     

    EXPO NPTRE TERREgeneve2010 088 (22)

     

     

    EXPO NPTRE TERREgeneve2010 088 (23)

     

     

    EXPO NPTRE TERREgeneve2010 088 (5)

     

    EXPO NPTRE TERREgeneve2010 088 (50)

     

     

    EXPO NPTRE TERREgeneve2010 088 (61)

    Je vous laisse seul avec cette terre. Les artistes ont bien vu et réalisé la mauvaise passe dans laquelle elle se trouve


    34 commentaires
  • Pour la communauté de Canelle 56 La france des paysage, je vous présente n'a qu'un oeil
    Avant de vous dire pourquoi, je vous dit allez y, je vous refile l'itinéraire si nécessaire,

    Difficile d'imaginer qu'à l'origine, le CYCLOP a été entrepris  quasi clandestinement au cœur de la forêt de Fontainebleau en 1969, enfin sans accord officiel

    cyclop (18)

    une petite idée cyclop (2)

    compression de Cesar faite à partir de ce qui tombait

    cyclop (14)

    A l’extérieur des éléments anthropomorphiques : une oreille de géant, un oeil mobile, incrusté comme un diamant au milieu du front. De la bouche du Cyclop, jaillit de l’eau qui ruisselle sur une langue, à l’image d’un toboggan.

     

    le voila 276


    Durant quelques années comment cacher la réalisation d'une tête gigantesque faite de trois cents tonnes d’acier, de milliers de miroirs, et de rouages qui tournent et s’entrechoquent. Comment mobiliser des artistes, trouver le matériel de récupération, le monter, le souder etc.. ?? le choix du lieu : Milly-la-Forêt:

    Le projet étant clairement défini, reste à trouver un lieu où le construire. Il fallait un terrain peu onéreux et isolé pour éviter les conflits avec les riverains et les administrations. Dans les bois de Milly la Forêt, ville d’Essonne, une petite clairière avec 4 magnifiques chênes centenaires. La forêt porteuse de légendes, favorisant l’imagination, serait un cadre idéal pour la construction de cette sculpture hors normes. Vivant pas loin, le couple pouvait ainsi héberger les participants. Ils achetèrent cette parcelle à bas prix car le terrain était inconstructible. Quand Tinguely exposa son projet au maire, il donna son accord officieux et conseilla de ne demander aucune permission officielle car celle-ci serait automatiquement refusée, mais de commencer en douce et lui fermerait les yeux. Inimaginable aujourd"hui.  Une fois le terrain acheté, ils décidèrent de le donner à leur ami Jean de Menil, pour pouvoir  travailler avec les autres artistes sur des bases d’égalité. Il voulait être autonome, financer lui même les travaux, sans aucune aide, pour s’exprimer en toute liberté sans subir de pression extérieure. Le Cyclop nécessita énormément de matériaux, notamment des tonnes de ferraille, et son prix est inestimable.

    chez dan 333cyclop (41)

    cyclop (15)
     Ils ont eu raison, puisque maintenant  au terme de vingt années de travail acharné que Jean Tinguely et Niki de Saint Phalle ont fait don du Cyclop en 1987, à l’État français qui assure désormais sa protection et sa conservation. La famille de Menil qui posséde  le terrain où Le Cyclop est implanté s’est généreusement associée à ce geste.


    La masse de métal est adossée à un magnifique bouquet de chênes dont Jean Tinguely aimait à dire qu’il dépassait La Tête, « tel un brin de persil derrière l’oreille du gitan ». Car pour être monumental (vingt-deux mètres cinquante de haut), le Cyclop n’est pas pour autant solennel. On ne se prosterne pas devant ce singulier édifice mais on est invité à pénétrer le labyrinthe qu’il abrite : de multiples compartiments, cabinets et recoins mystérieux, desservis par un dédale d’escaliers, passerelles et plates-formes, à la rencontre des rêves des artistes, de leurs colères, de leurs éblouissements ou de ceux de leurs amis les plus chers. Ainsi, au sommet de l’édifice on trouvera un grand bassin reflétant le bleu du ciel, en hommage à Yves Klein.

    hommage Klein cyclop (50)
    Un parcours initiatique à la découverte d’œuvres de Niki de Saint Phalle, Bernhard Luginbühl, Daniel Spoerri, Eva Aeppli. Jésus Rafaël Soto, Seppi Imhof. Rico Weber, Larry Rivers, Arman, César, Jean-Pierre Raynaud. Philippe Bouveret. Pierre _ Marie Lejeune. Giovanni Podesta et une collaboration du professeur Étienne-Emile Baulieu.

    chez dan 310 


    Beaucoup de symboles. Par exemple,Eva Aeppeli  un wagon des camps de concentration, pas moins de 13 tonnes, avec des marionnettes à l'intérieur, érigé à 5 mètres de hauteur,  qui va dans le vide. Le non retour.

    le wagon cyclop (12)

    Il y a des gisants . Rico Weber installe 12 moulages en plâtre de son propre corps, intitulés Gisants. les moulages sont  en platre. 

    chez dan 306

    les gisants cyclop (23)

    Je ne vous raconte pas tout, sinon, vous n'allez pas organiser votre mise en oeuvre pour faire le déplacement.


    cyclop (48)

     

     

     

    chez dan 342

     

    cyclop (35)

     

    cyclop (19)



    non, mais vous ne trouvez pas que c'est carrément géant ? j'espère que vous nous ferez partager votre impression.


    36 commentaires
  •  

    Vous souvenez-vous de Petit Pierre, vacher illettré de son état, j’ai commencé ma visite par lui, car il m’a tellement émue, fascinée, que je voulais tout de suite lui faire honneur.

     

     Mais… celui que je vous présente aujourd’hui n’a rien à lui envier.

     

    Comme le dit Albert Camus :l’art est une réjouissance solitaire.


    Ce qui permet au plus grand nombre de s’exprimer en toute liberté. Pas de faux semblant, surtout dans ce musée

     

    Il s’appelle 

    Emile Ratier 1894 – 1971

     

    Il a toujours travaillé le bois sous toutes ses formes, il a fait des sabots, des meubles, des objets Progressivement il a perdu la vue, mais pour ne pas devenir fou, il a réussi à trouver une solution, avec le bout de ses doigts il a continué à faire des objets en bois. Scier, assembler, clouer, sans voir.

     

    C’’est ainsi qu’il a fait la tour Eiffel, un autobus, églises, charrettes, viaducs etc  Chaque objet avait un bruit qu’il reconnaissait, animés avec une manivelle, afin d’identifier son monde

     

     

    http://animulavagula.hautetfort.com/images/medium_machine_ratier.2.jpg

     

    la tour Eiffel hauteur 1 m 95

    dec 2009 006

     

    le cirque 1 m 00

    dec 2009 007

    charette qui va au marché  63 x 93 cm
    SORTIE GENEVIEVE 034

    j'ai acheté le livre sur l'ensemble des oeuvres exposées à la Fabuloserie, j'ai pris des photos des oeuvres pour vous faire partager.

     

    Ceci n'est qu'un aperçu, n'hésitez pas. Allez - y, C'est aussi exceptionnel que ce que vous propose un musée national.

     

     



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  • Hier, à Dicy, je suis allée visiter un musée extraordinaire. Je prendrais le temps de vous faire découvrir les trésors accumulés sur l'art brut par Alain Bourbonnais, qui a su voir, dénicher, apprécier tout ce qui était étrange, surprenant, insolite et qui pourtant faisait partie du monde de tous ces artistes.

    Aujourd'hui, c'est Pierre Avezard, dit Petit Pierre

    je suis allée chercher les textes écrit sur Petit Pierre, sa vie, ses difficultés, son rêve. J'espère que je pourrais aussi vous mettre quelques photos, car je n'ai recours pour celà qu'à internet, les photos étant interdites. (link)

    Le récit est un peu long, mais ce personnage hors du commun le mérite bien.


    LE MANEGE DE PETIT PIERRE

    (Trésor de l’insolite)

    Il s’appelle Pierre Avezard, né en 1909, avant terme, handicapé, et ne peut suivre une scolarité normale. A l’âge de 7 ans, on lui confie le métier des innocents : garçon vacher. Sa famille, surtout sa soeur, l’accompagnera un bout de route mais bientôt il construira sa propre vie en construisant un étonnant manège, pendant 40 ans, traversant l’histoire jusqu’en 1992.
    Pendant que Petit Pierre, petit homme né "pas fini", s’active à mettre un monde debout et à le faire valser dans un manège inouï, le vingtième siècle s’emballe dans le progrès, puis chavire dans la guerre.
    Petit Pierre, avec le regard de ceux dont on dit qu’ils sont restés des enfants, cultive la beauté d’un monde imaginaire qui bouge, vit au rythme de ses rêves. Le handicap, la différence : un autre monde ? Un monde qui a ses rêves, ses imaginaires, ses désirs, ses créations...

    "Petit Pierre veut lire, mais le tableau l’intéresse plus que les lettres. Il aime compter et compte sans s’arrêter les pattes de chaises, les mouches qui volent dans la classe, les vaches sur le chemin du retour, mais il oublie d’écrire les chiffres écrits sur la feuille. Il adore écrire, mais sa main trace des lignes que la maîtresse ne reconnaît pas."
    Petit Pierre aime, observe, ramasse ces choses qui ne servent plus, oubliées... et rêve : " Petit Pierre rêve que le fil fait le tour de l’étable et il fait le tour de l’étable..."
    Petit Pierre s’obstine, son oeil image et ses mains construisent... " le plus étonnant, le plus joli et le plus inutile système de distribution de betteraves qu’on ait vu de mémoire d’homme..." et le manège de sa vie : "la vie, en pièces détachées qui s’emboîtent avec pour seule logique, la fantaisie" d’un homme. 

    Pierre Avezard

     

    Le dimanche après-midi, à la belle saison, ce carrousel enchanteur et divertissant devenait une véritable attraction locale, attirant à chaque fois une foule de spectateurs.

    De la ferme, on apercevait le manège, avec sa grande tour Eiffel de vingt trois mètres de hauteur ; puis il fallait traverser un pont dont la tôle ondulée faisait un bruit d’enfer, franchir un petit portail et pénétrer dans un espace étroit où des silhouettes, des véhicules étranges étaient suspendus à une grande roue au-dessus des têtes ainsi que des avions accrochés aux rayons d’une immense étoile.

    Tout à coup, un moteur se mettait en marche ; Petit Pierre, juché au sommet d’une échelle dans une sorte de cabine de pilotage, actionnait des manettes pour enclencher les mécanismes extraordinaires de sa fabuleuse machine enchantée.

    La magie commençait alors à envahir l’âme de chaque visiteur : le petit monde en fer blanc s’animait en un tourbillon fantastique dans lequel l’imaginaire et la réalité se confondaient à merveille. Des vélos, des camions, des charrettes circulaient dans tous les sens, des avions tournaient dans le ciel, le garde-champêtre se mettait à table, quelques couples tournoyaient dans un bal de campagne, un aérotrain et un téléphérique passaient au-dessus des têtes, des pêcheurs sortaient de gros poissons d’avril, un cycliste tentait de rattraper sans fin un autorail, des animaux de la ferme bougeaient ici et là.

     

    Parfois, on s’arrêtait pour lire une pancarte avec des inscriptions écrites d’une calligraphie d’écolier appliqué : « vois le temps comme il passe », « regarde bien les hommes manger.

    Le manège a été transféré pièce par pièce dans la fabuloserie, il aurait été détruit, pillé par les enfants qui voulaient récupérer les cyclistes, les voitures de pompiers.

    Certains mécanismes n'ont malheureusement pas résisté à leur exposition au mauvais temps, pour le moment, il n'a pas été possible d'en faire la réparation.

    Nous avons pu profiter d'une démonstration, les danseurs dans une valse qui virevolte, il s'est mis en scène dansant avec son amie la vache. Il y a le buveur qui est une petite vengeance car il le faisait, parfois, cracher de l'eau sur les visiteurs. Une boite de sardines en guise de sébille réclamait quelques pièces pour acheter la peinture, la seule fourniture qu'il ne pouvait récupérer. Là aussi, un oubli de piecette et la vache au dessus arrosait les mauvais payeurs.

    Tout est ingénieux, astucieux, mécanique.

    Si vous êtes près de Joigny, faites un crochet...

    Je reviendrais partager d'autres découvertes des allumés de l'art brut


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    Tourner en rond à Tokyo

    Si vous voulez vous reposer à l'ombre à Tokyo, des porteurs multicolores qui se courent après sous un arbre peuvent aussi mettre leur dos à votre disposition.

    Le Pouce de César Baldaccini

    Très imposant (12 mètres de hauteur), Le Pouce de César Baldaccini est l'une des 60 œuvres d'art qui parsèment le quartier de la Défense à Paris.


     

    Tout nu à Rio

    Une joyeuse et étrange ronde à Rio. Dont on n'a pas encore compris, il faut l'avouer, le sens profond.
     


     

    Un homme sans tête à New York (pas le nom de l'auteur)

    Vivre en ville, c'est parfois à se taper la tête contre les murs : comme le montre la statue de cet homme sans tête placé devant l'immeuble Ernst & Young à New York.


    Voilà, la visite est terminée. Si vous avez apprécié... n'oubliez pas le guide


    si vous voulez voir l'ensemble des articles référents :

    statues étranges du monde 1.
    statues étranges du monde 2.

    15 commentaires
  • Actuellement au Musée d'art contemporain de Lyon

    Un monde très très enfantin, imaginaire, ou chaque tache devient un personnage. Beaucoup de matières, lesquelles ressemblent parfois à du pain d'épices. Comme elle le dit elle-même, ce en quoi je me retrouve bien, "j'expérimente tout à partir du moment ou celà tient'


    ces peintures sont très délayées,

    vous voyez tous les petits monstres aux yeux blancs


    beaucoup d'épaisseurs, ainsi que aplication de gel épais. ou alors aussi, les toiles restent nues, Un travail original


    la toile ci-dessous mesure juste ... 3m / 3

    Aurez-vous l'envie d'aller voir de plus près ?

    5 commentaires

  • Actuellement au musée des tissus de Lyon, rue de la charité, se déroule une exposition tout à fait exceptionnelle. Malheureusement pour moi et pour vous, le photos sont interdites, seul le catalogue vendu plus de 60 € permet d'avoir des souvenirs.

    J'ai glané par ci par là quelques photos de ces splendeurs pour les partager avec vous.

    Unique matériau de base le papier, pour tout, les tissus des robes, des paravents, des chaussures, des bottines, tout est en papier. Papier froissé, papier plissé, peint, teint, tout est fait à la main. Un travail de précision qui est tout simplement merveilleux.



    Depuis dix ans, Isabelle de Borchgrave, peintre, styliste, metteur en scène ne consacre plus ses travaux qu'à un seul matériau : le papier. Elle découpe, plisse, froisse et peint.
    Le résultat est difficile à imaginer ; il est tout à la fois finesse, tombé, moiré, soie, dentelle, damas, or, ivoire, bleuté, rose poudré... Les coupes sont à ravir et en empathie avec l'atmosphère Belle Epoque de l'atelier de Fortuny.
    Des splendeurs à admirer dans le halo magnifique que l'imaginaire de Proust a donné à la maison Fortuny :


    les chaussures et le bouquet de la mariée










    Il y a a travers cette exposition une vraie promenade à travers les divers continents, époques.













    Détail d'un tissu de papier broché







    2 commentaires
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    En avez-vous entendu parler ? c'est à quelques kilomètres de Lyon, à Saint Romain au Mont d'or, dans un adorable petit village en pierres dorées.


    Saint-Romain-au-Mont-d'Or était à l 'origine le Couzon Plus tard St Romain de Couzon se scinde en 2 villages distincts : Saint-Romain-au-Mont-d'Or et Couzon-au-Mont-d'Or. Saint-Romain-au-Mont-d'Or est aujourd'hui un village au vieux patrimoine où les modifications architecturales sont soumises à l'autorisation de l' Architecte des bâtiments de FranceSuite aux interventions artistiques, l'aspect initial de la demeure a été profondément modifié : murs éventrés et calcinés, ajonction d'élements architecturaux, façades peintes avec des teintes et motifs singulières
    Dans ce village il y avait un ancien relai de poste

    S'étendant sur 12 000 m², la Demeure du Chaos a l'apparence d'un vaste décor post-apocalyptique, sorte de no man's land militaire, où se côtoient de nombreuses installations artistiques : vestige de météorite, hélicoptère écrasé au sol, squelettes calcinés de voitures, inscriptions géantes peintes sur les murs, les sols et les toits, sculptures menaçantes de ferrailles rouillées, vestiges d'incendies, poutrelles et structures de béton de blockhaus...

    Cette création collective figure notamment les scènes médiatisées de catastrophe, et des événements d'actualité comme les attentats du 11 septembre 2001 et les émeutes dans les banlieues françaises.

    Cette Demeure du Chaos, initiée dès 1999 par Thierry Ehrmann (la trace des premiers tags de salamandre remonte quand à eux à l'été 2003), [1] rassemble et intègre 3 123 œuvres d'art, réalisées par plus de 70 artistes[réf. nécessaire] [2], dans un concept de perpétuelle création comparé à celui de la Factory [3].La Demeure du Chaos est également le siège de l'entreprise Groupe Serveur dont Thierry Ehrmann est président, et ses filiales, dont ArtPrice










    Je me contente de vous faire partager cet évènement hors du commun. Pour plus d'infos les liens ci - dessous


    http://issuu.com/lyonpoche/docs/demeure_du_chaos?mode=embedded

    http://www.demeureduchaos.org/index.html


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  • TOUTES LES PHOTOS SONT PERSONNELLES JE LES AI PRISES LORS DE MA VISITE A CETTE TRES BELLE EXPOSITION POUR PARTAGER  AVEC CEUX QUI MALHEUREUSEMENT POUR EUX NE POURRONT Y VENIR


    JOYEUSE  DOUCE  ELEGANTE  TRISTE  SOUCIEUSE  SEULE  SAUVAGE INSAISISSABLE, LEGERE DECIDEE.

    Je vais vous parler d'Emilie Charmy. Une découverte pour moi, aujourd'hui, dans le très
    beau musée  municipal Paul Dini à Villefranche sur saone, dans le Rhône.
    http://www.musee-paul-dini.com/


    Née en 1898 à Saint Etienne, elle fait sa première exposition à 17 ans.

    sa première toile, la couturière.


    Elle a eu une vie riche, pleine de rencontres, il m'a semblé comprendre que cette femme d'un autre siècle était libre. Elle a rencontré un maître, Jacques Martin chimiste mais aussi peintre, qui a vraisemblablement un lien avec le Jacques Martin lyonnais lui aussi, grand maitre, mais  de la télévision.

    Cette femme n'était pas belle, mais était très séduisante. La plupart de ses oeuvres qui sont des portraits, sont en fait des autoportraits. Contrairement à Frida Khalo qui s'est toujours mise en scène elle aussi, Emilie Charmy, livre au fur et à mesure de ses tableaux, toute sa diversité, tous ses changements, ses métamorphoses.

    Elle utilise très peu les matières. Son amour des couleurs est plus représentatif. Elles s'imposent comme une composante essentielle de son style. 
     
    Elle se regarde dans un miroir, est-ce la solitude ? que l'on sent présente dans tous les autoportraits.  Cet isolement vital, l'accompagnera tout au long de sa vie. Jour après jour,année après année, c'est un journal de bord au long court qui est écrit. Elle dit qu'à son chevalet, c'est quelqu'un d'autre qui agit à sa place, qu'une force s'exerce sur elle. Se peindre inlassablement.






































    Son amie Colette accepte d'être peinte elle aussi , même nue, c'est semble t il le seul nu accepté par la romancière.





    Elle fera également des nus, osés pour l'époque, surtout peints par une femme.



    Elle était provocatrice, avec ses portraits vêtue de bas rouges, couleur de  bas réservé aux ""filles de joie "".

    Elle a aussi fait une série de nappes, qui donne une idée du travail et de son évolution , la matière entre en jeu C'est inattendu, elle applique le tube directement sur la toile et le travaille ensuite.


    J'ai été séduite, et vous ? donnez moi vos impressions. Merci

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  • Aujourd'hui, dernier jour d'une exposition merveilleuse, que j'ai envie de partager avec vous.

    marianne Houtkamp
    elle est née en 1948. Elle vit maintenant en Hollande.
    Des nombreuses années qu’elle a passées en Afrique, aux confins du Sahara, au Kenya et en Tanzanie, Marianne Houtkamp a rapporté des souvenirs impérissables et des liens indéfectibles avec les peuples dont elle a partagé l’existence, et bien souvent soulagé les souffrances.
    Sensible à leur situation parfois catastrophique, émue de leur dignité, leur courage, leur fierté en toutes circonstances, elle n’avait d’autre choix, d’autre volonté que de leur donner une part d’éternité à travers ses sculptures.

     


    Toute son œuvre est criante de vérité, de respect pour ces hommes et ces femmes dont la vie est si différente et éloignée de la nôtre. Eloignée si l’on s’en tient au lieu et à l’aspect matériel de l’existence, mais ô combien proche dès lors qu’il s’agit de sentiments, de joies ou de détresse, de dénuement face à la misère, à la maladie, à la guerre ou à l’exil.
    Qu’elle les ait représentés grandeur nature ou bien en réduction, Marianne Houtkamp a fait des Masaïs et des Bororos qu’elle a côtoyés un portrait saisissant. Hautes silhouettes longilignes, aux membres d’une extrême finesse, aux visages allongés où se lisent toutes les difficultés de leur vie d’errance, elles ont le mystère et la droiture de leur dignité

    On sent en eux des êtres fiers, prêts à mourir plutôt qu’à plier.
    Soucieuse du moindre détail, Marianne Houtkamp a longuement étudié ses sujets, leurs vêtements, leurs lourdes parures, leurs signes d’appartenance à la tribu, carte d’identité de chacun d’entre eux. Les couleurs de ses bronzes, d’une richesse inouïe, restent fidèles à celles des costumes ou des bijoux portés. Elle y inclue parfois des pierres naturelles identiques à celles des parures arborées.


    Peuple de la brousse ou du désert, nomades éleveurs de troupeaux confrontés sans cesse à des difficultés grandissantes, hommes aux horizons lointains, leurs regards se perdent à l’infini dans le plus grand des mystères et dans un silence inquiet


    Leurs visages reflètent une insondable tristesse, une insurmontable lassitude, l’angoisse du lendemain, une sorte de résignation fataliste devant l’ampleur des désastres qui sont leur lot quotidien.

    Guetteurs impassibles, immobiles, dressés comme des sentinelles vigilantes, nobles et mystérieuses ombres qui se profilent dans la

    savane ou les sables du désert, l’artiste a voulu immortaliser dans le bronze ces tribus en grand danger de disparition


    Toutes ces sculptures sont effectuées à cire perdue. Les bijoux sont réalisés avec un acide et les vêtements ont cette allure d'étoffe grâce à des pigments.




    Les tailles de ces sculptures, entre 45 cm et 1 m 70 environ.

    Si cette expo passe à proximité de chez vous. Allez-y, c'est un vrai beau moment d'émotion.


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