MARDI 18 JANVIER BENGALORE MYSORE
Départ de l’hôtel à 9h30 pour faire les 130 km qui mènent à MYSORE. Mal dormi, je m’endors par touches successives. En route un 1er arrêt pour voir le temple Ganesh en or, pas ganache en or, attention !!4 énormes Ganesh sur le toit d’un temple, disposé en croix avec de multiples bras. Il est là, entre ne maison et la route. Il brille sous le soleil qui s’annonce particulièrement chaud.
Je trouve la route longue et demande a Sethu si il a des limitations de vitesses, si on ne peut pas aller un peu plus vite, il me répond que non, que nous sommes des touristes, qu’il faut admirer le paysage. Que dire ensuite ?? La végétation change, des rizières, des bananeraies, des plantations de mangues, de la canne à sucre, oui mais sur 130 bornes !!
2 eme arrêt. C’est la foire mensuelle des bœufs. Nous traversons les 4 voies en pensant que nous sommes en Inde, donc conduite à gauche. La devant nous des milliers de zébus avec les signes spirituels de leur appartenance, un anneau et une fine corde dans le museau pour tous de beaux décors de cornes. Les fermiers, car je ne sais pas comment les appeler, nous voyant arriver avec nos apn, s’approchent en souriant. Ils demandent à être photographiés avec les bêtes, ils me proposent de l’eau, je refuse poliment, prétextant rejoindre mes amis. Je ne veux pas le vexer, ni prendre une belle tourista. Cette foire est immense et s’étale sur au moins 3 km, jusqu’à la porte d’une petite ville Nous remontons dans la voiture. Des hommes amènent des bêtes, d’autres viennent d’en acheter et les rentre.
Mais nous sommes loin d’être arrivés. C’est juste une agréable diversion.
OUF ! Quelle heure est –il madame ?? je n’ai pas envie de rigoler, il est 14 h 15, nous sommes dans une nouvelle ville, fatigués par ces km avalés à 50 à l’heure. C’est tard pour chercher un hôtel dans une ville étape. Nous en visiterons 3, et enfin à 16.30, nous passerons à table. La chaleur m’offre une jambe rose violet du plus bel effet, j’ai vraiment mal. Ca m’apprendra a oublier les cachets de mémé pour la circulation du sang.
Que faire maintenant ? eh bien allons découvrir le marché couvert. Nous nous lançons dans l’aventure après avoir dit à demain à Sethu. La ville est très petite par rapport aux méga que nous avons vues Juste 700 000 habitants. Pas difficile de repère.Tu sors de la ruelle en terre, tout droit et à gauche. Nickel
Découverte du marché DEVARATA par le quartier des fleurs odorantes, juste des jasmins blancs et orange. Les hommes, femmes et jeunes ado, en lotus le plus souvent sur leur table, enfile des milliers de fleurs pour les colliers d’offrandes, ou se parer les cheveux. C’est une immense jardin, de quasi une seule variété de fleurs. Dans ce marché également des vendeurs de parfums, Je me prête volontiers au jeu de la découverte des odeurs, qui sont, il faut bien le dire super. Plus loin, un homme qui parle un peu le français me parle de Zizou et me montre son cahier où le Zizou lui a fait une dédicace. Je le prends en photo avec son cahier devant lui, comme dans les films quand il y un otage et qu’il faut situer la date, puis me donne son adresse sur le marché afin que je la lui envoie. Marché conclu.
Je fais quelques emplettes, entre autres des clous de girofle, de l’anis . Nous cherchons une pharmacie car les rhumes s’enveniment et ma jambe est douloureuse. On trouve le quartier des pharmacies, et le Zandu balm qui devrait venir à bout de tous nos petits tracas.
Bon, c’est pas tout, où est l’hôtel, nous nous repérons, enfin avec quelques avis différents, puis bien sûr nos repères s’effacent petit à petit, pour ne plus du tout savoir où nous sommes. Je vous l’ai dit, ces gens sont adorables, là encore nous allons en avoir la preuve. Nous demandons notre chemin a une commerçante, en lui montrant la carte de l’hôtel. Ni une ni deux, elle appelle et demande la route à suivre, puis un homme dans la boutique se propose de nous montrer le chemin. Bon il s’est un peu perdu et moi j’ai perdu mon calme intérieur je n’en pouvais plus. Il nous a menés dans la nuit noire à travers des ruelles qui sentaient la pisse, le curry et le joint. Nous venions de quitter un monde pour rentrer de plain pieds dans une autre.
Une fois à l’hôtel, à 19 h 30 je prends une douche froide au baquet, car trop froide pour me mettre dessous, un bon bain de pieds, j’applique un mélange de biafine et du baume souverain au camphre, Ma copine me prête ses bas de contention, et j’essaye de dormir. J’interdis à quiconque de me photographier avec mes chaussettes noires en chemise de nuit.
Le sommeil sera interrompu, ce qui me permet de taper mon journal de bord. J’entends les bruits de la nuit, une femme qui pleure, de vrais sanglots pendant très longtemps, des chiens qui se battent et jappent,