• TOUTES LES PHOTOS SONT PERSONNELLES JE LES AI PRISES LORS DE MA VISITE A CETTE TRES BELLE EXPOSITION POUR PARTAGER  AVEC CEUX QUI MALHEUREUSEMENT POUR EUX NE POURRONT Y VENIR


    JOYEUSE  DOUCE  ELEGANTE  TRISTE  SOUCIEUSE  SEULE  SAUVAGE INSAISISSABLE, LEGERE DECIDEE.

    Je vais vous parler d'Emilie Charmy. Une découverte pour moi, aujourd'hui, dans le très
    beau musée  municipal Paul Dini à Villefranche sur saone, dans le Rhône.
    http://www.musee-paul-dini.com/


    Née en 1898 à Saint Etienne, elle fait sa première exposition à 17 ans.

    sa première toile, la couturière.


    Elle a eu une vie riche, pleine de rencontres, il m'a semblé comprendre que cette femme d'un autre siècle était libre. Elle a rencontré un maître, Jacques Martin chimiste mais aussi peintre, qui a vraisemblablement un lien avec le Jacques Martin lyonnais lui aussi, grand maitre, mais  de la télévision.

    Cette femme n'était pas belle, mais était très séduisante. La plupart de ses oeuvres qui sont des portraits, sont en fait des autoportraits. Contrairement à Frida Khalo qui s'est toujours mise en scène elle aussi, Emilie Charmy, livre au fur et à mesure de ses tableaux, toute sa diversité, tous ses changements, ses métamorphoses.

    Elle utilise très peu les matières. Son amour des couleurs est plus représentatif. Elles s'imposent comme une composante essentielle de son style. 
     
    Elle se regarde dans un miroir, est-ce la solitude ? que l'on sent présente dans tous les autoportraits.  Cet isolement vital, l'accompagnera tout au long de sa vie. Jour après jour,année après année, c'est un journal de bord au long court qui est écrit. Elle dit qu'à son chevalet, c'est quelqu'un d'autre qui agit à sa place, qu'une force s'exerce sur elle. Se peindre inlassablement.






































    Son amie Colette accepte d'être peinte elle aussi , même nue, c'est semble t il le seul nu accepté par la romancière.





    Elle fera également des nus, osés pour l'époque, surtout peints par une femme.



    Elle était provocatrice, avec ses portraits vêtue de bas rouges, couleur de  bas réservé aux ""filles de joie "".

    Elle a aussi fait une série de nappes, qui donne une idée du travail et de son évolution , la matière entre en jeu C'est inattendu, elle applique le tube directement sur la toile et le travaille ensuite.


    J'ai été séduite, et vous ? donnez moi vos impressions. Merci

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  • Une ville douce et tranquille. Visitée un dimanche d'été.Exceptionnellement ce jour-là il ne pleuvait pas. Car pour la malchance de nombre d'entres nous, il fait froid et pleut beaucoup en ce moment dans l'ouest.

    Peu de temps à consacrer à une visite par le menu, j'ai pris l' option visite de la maison de Pierre Loti


     Pierre Loti un homme qui m'a fait  plusieurs surprises et de taille.
    (ici la salle gothique, gigantesque, chargée, avec toutes sortes d'objets)
    La maison du célèbre officier de marine écrivain , est certainement l'une des demeures les plus originales du XIXème siècle...

    Car Julien Viaud est un drôle de citoyen, depuis l'adolescence, l'âge où il commence à tenir son journal intime. Il est pour lui-même son principal centre d'intérêt et il ne s'aime pas. Il est de très petite taille, porte des talons hauts, parfois montés sur des ressorts, qui lui donnent une démarche de criquet. » (extrait d'un article de Michel Braudeau, Le Monde, 28 juillet 2002)
    Il a quelques problèmes a ce propos lors de son entrée à l'académie française.

    Coqueluche des salons, idole d'un immense public qui s'étend progressivement à toutes les terres émergées de la francophonie, de Poulo-Condor à Tahiti et de Saint-Pétersbourg à Montevideo, élu par les Quarante à 41 ans, objet d'une adulation dont on a perdu le souvenir et qui n'a d'équivalent à l'époque que celle qui s'attache aux alexandrins et à la moustache d'Edmond Rostand, l'ineffable et gracieux Pierre Loti trempe sa plume parfumée dans l'eau de rose pour coucher sur le papier des lavis, des aquarelles, des pastels délicats.


    Amours fugaces, amours coloniales, amours exotiques, amours enveloppées de gaze, de dentelles ou de kimonos, beaux yeux cachés derrière des voiles, des éventails, des jalousies, désirs enfouis dans les harems, petites prostituées, mousmés, bayadères, geishas, amitiés viriles en contrepoint, spahis, matafs, pêcheurs, chaouchs; tout un bestiaire à la Genet interprété à la manière d'Ingres, de Greuze, de Delacroix: Loti met l'exotisme, la passion et l'infini à la portée des pensionnats de jeunes filles et des colonels en retraite, pose pour la postérité sous sa casquette d'officier, son bicorne d'Immortel et ses déguisements de bal masqué - carnaval tous les jours.

    (les masaulées)

    Loti, galant homme et homme du monde, recherche la compagnie des reines, des duchesses, des comtesses, et dissimule à ses contemporains comme à la postérité le nom et le visage des multiples maîtresses qui lui font une réputation de séducteur, de tombeur, à faire pâlir d'envie le baron de Charlus. Loti, société oblige, peut faire état d'une femme, et même de deux, au foyer, comme il se doit, ou aux foyers, si l'on préfère. Deux foyers avec enfants, distants d'abord de 300 km (la maison d'hendaye)

    - c'est plus discret -, puis de 300 m - c'est plus commode. . 

    Savamment maquillé, le visage poudré, les joues carminées, les yeux agrandis par le khôl, ou sévèrement bodybuildé et sobrement vêtu d'un string, Julien Viaud pose pour le photographe.

    Très fier de son corps, il envoya à tous les académiciens une photographie de lui où seul son sexe est dissimulé Si il avait vécu aujourd'hui, il aurait fait concurrence aux
    sportifs et à leur calendrier.



    Pierre Loti dans son salon turc



    un vrai original qui faisait
    des fêtes à thème. Les convives prévenus plus d'un an à l'avance, devaient apprendre un minimum de mots si la fête était
    japonaise par exemple.

     



























    Dans tout ce délire, une foi multiple, pour l'islam puisqu'il a sa propre mosquée, mais aussi la foi chrétienne dans laquelle il a été élevée. La c'est sa chambre, avec son sabre d'officier, sa main moulée, et , on ne les voit pas, des symboles comme Christ etc..
    un homme de grand paradoxe, puisqu'il y dormait  quand il ne rejoignait pas femme ou maitresse.

    Si vous passez à Rochefort, n'hésitez pas, c'est hors du temps.




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  • Aujourd'hui, dernier jour d'une exposition merveilleuse, que j'ai envie de partager avec vous.

    marianne Houtkamp
    elle est née en 1948. Elle vit maintenant en Hollande.
    Des nombreuses années qu’elle a passées en Afrique, aux confins du Sahara, au Kenya et en Tanzanie, Marianne Houtkamp a rapporté des souvenirs impérissables et des liens indéfectibles avec les peuples dont elle a partagé l’existence, et bien souvent soulagé les souffrances.
    Sensible à leur situation parfois catastrophique, émue de leur dignité, leur courage, leur fierté en toutes circonstances, elle n’avait d’autre choix, d’autre volonté que de leur donner une part d’éternité à travers ses sculptures.

     


    Toute son œuvre est criante de vérité, de respect pour ces hommes et ces femmes dont la vie est si différente et éloignée de la nôtre. Eloignée si l’on s’en tient au lieu et à l’aspect matériel de l’existence, mais ô combien proche dès lors qu’il s’agit de sentiments, de joies ou de détresse, de dénuement face à la misère, à la maladie, à la guerre ou à l’exil.
    Qu’elle les ait représentés grandeur nature ou bien en réduction, Marianne Houtkamp a fait des Masaïs et des Bororos qu’elle a côtoyés un portrait saisissant. Hautes silhouettes longilignes, aux membres d’une extrême finesse, aux visages allongés où se lisent toutes les difficultés de leur vie d’errance, elles ont le mystère et la droiture de leur dignité

    On sent en eux des êtres fiers, prêts à mourir plutôt qu’à plier.
    Soucieuse du moindre détail, Marianne Houtkamp a longuement étudié ses sujets, leurs vêtements, leurs lourdes parures, leurs signes d’appartenance à la tribu, carte d’identité de chacun d’entre eux. Les couleurs de ses bronzes, d’une richesse inouïe, restent fidèles à celles des costumes ou des bijoux portés. Elle y inclue parfois des pierres naturelles identiques à celles des parures arborées.


    Peuple de la brousse ou du désert, nomades éleveurs de troupeaux confrontés sans cesse à des difficultés grandissantes, hommes aux horizons lointains, leurs regards se perdent à l’infini dans le plus grand des mystères et dans un silence inquiet


    Leurs visages reflètent une insondable tristesse, une insurmontable lassitude, l’angoisse du lendemain, une sorte de résignation fataliste devant l’ampleur des désastres qui sont leur lot quotidien.

    Guetteurs impassibles, immobiles, dressés comme des sentinelles vigilantes, nobles et mystérieuses ombres qui se profilent dans la

    savane ou les sables du désert, l’artiste a voulu immortaliser dans le bronze ces tribus en grand danger de disparition


    Toutes ces sculptures sont effectuées à cire perdue. Les bijoux sont réalisés avec un acide et les vêtements ont cette allure d'étoffe grâce à des pigments.




    Les tailles de ces sculptures, entre 45 cm et 1 m 70 environ.

    Si cette expo passe à proximité de chez vous. Allez-y, c'est un vrai beau moment d'émotion.


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  •  Bonjour à tous,


    Depuis 4 jours, Lyon ma ville de naissance est en effervescence. A l'origine de cette fête, la peste, en 182....??? je ne sais pas vraiment. La vierge noire avait repoussée la peste hors des murs. Les lyonnais avaient fait voeu de lui faire offrande. DOnc, bijoux, pierres précieuses, argenterie, tout ce qui pouvait avoir une valeur avait été offert à lévéché. Des fresques ont été faites avec tout ces cadeaux, elles sont toujours vivantes dans la crypte de la Basilique de Fourvière. Les pélerins nombreux, à la date anniversaire, soit le 8 décembre, faisaient une procession avec dans les mains, une bougie. Ceux qui ne pouvaient pas se déplacer mettaient à leur fenêtre un lampion. Cette fête religieuse a gardé son caractère de nombreuses années. Lorsqu'enfant avec ma mère nous affrontions la pluie souvent présente, parfois la neige, mais de toute manière le froid et la foule, pour admirer les vitrines chef d'oeuvres en chocolat ou en saindoux, des pâtissiers ou charcutiers de la ville, si la moindre allusion à la chair était présente, le "mécréant" était mis à l'index. Aujourd'hui nous sommes loin de tout cela. La ville festoye durant 4 jours pleins, avec des installations dignes des grands cinéastes. Laser, vidéo, projection de couleurs sur les bâtiments. En ce promenant, toutes les langues sont entendues, Je ne sais pas si nous les lyonnais, tant habitués à cette fête, nous prenons conscience de l'image de lumière que donne notre ville hors des frontières. 

    La ville, toute la ville est une immense tableau, une gigantesque peinture.


    Belle journée à tous.
    nicole

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  • Bonjour, 

    C'est peut être bien une journée destinée à la peinture aujourd'hui. ca fait longtemps que je n'ai pas patouillé dans les pinceaux, la peinture et les bouts de papiers magiques que j'ai glanés. Les derniers, ce sont des emballages de melons. Ils sont oranges ou rouges, ronds, avec un feston. Comme qui dirait un trésor. Si la flegme ne me prend pas trop vite, le temps pluvieux incite à ma paresse, je me lance.
    de la colle, de la peinture, et pour égayer la feuille, un pti bout de papier beurre. je travaille en tout petit, ici 15/15,  je voudrais faire du 100/100, car je ne suis bien que dans des formes carrées.
    Je serais super contente de pouvoir échanger, je suis débutante, seulement 4 ans que j'ai commencé, et les bavardages autour de l'art en général me manquent un peu, beaucoup, passionnement. 
    A bientôt un coucou Belle journée
    Nicole

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