• QUAND LYON ETAIT CAPITALE DES BORDELS

     

     

     

    QUAND LYON ETAIT CAPITALE DES BORDELS

     

     

     

    Bonjour,

     

    Retour sur un passé sulfureux de ma bonne ville de Lyon. Aujourd'hui ces dames exercent leur métier dans un quartier, plus précisément le 7eme arrondissement, mais cela n'a pas été toujours ainsi.

     

     

    QUAND LYON ETAIT CAPITALE DES BORDELS

     

     

    Au XIXe siècle, on  " confinait " les prostituées dans des maisons closes. L'objectif était le même que 200 ans plus tard, éloigner du paysage urbain ces femmes vectrices de débauches et d'insécurité.

    En 1836,  659 filles publiques répertoriées mais aussi des gamines entre 10 et 14 ans qui se négociaient pour un prix d'or. Lyon est une ville de garnison.

    Quelques  magnifiques immeubles qui servaient à l'époque, vous verrez que leur destination aujourd'hui est totalement différente.

    QUAND LYON ETAIT CAPITALE DES BORDELS

     

     

     

    Le document qui suit, a été récemment  acheté sur ebay 3 500 €, il serait extrêmement choquant aujourd'hui, voire inimaginable.  

     

    QUAND LYON ETAIT CAPITALE DES BORDELS

     

    Elles sont souvent très endettées. Voila pourquoi le conseil municipal de Lyon du 19 mai 1846, supprime la taxe de 3francs, de la visite médicale. La ville prend en charge les frais médicaux.

     

     

    QUAND LYON ETAIT CAPITALE DES BORDELS

     


     

     

    Quand on pénètre aujourd’hui dans le « Club du Rhône » au 9, rue de l’Épée (Lyon 3e), à deux pas de la « Place du Pont », on se dit bien que les lieux n’ont pas été conçus pour le judo.

    C’est d’abord la lourde porte percée d’une petite ouverture grillagée qui intrigue.

    Ensuite, un long couloir étroit oblige à se pousser contre le mur pour laisser passer les judokas et autres amateurs d’arts martiaux.

    Au bout de ce couloir, on débouche sur la partie la plus intrigante : devant la banque d’accueil, le sol est ajouré. Cet énorme trou dans le plancher est entouré d’une rambarde travaillé dans une sorte de faux marbre. On aperçoit en dessous les tatamis.

     

    QUAND LYON ETAIT CAPITALE DES BORDELS

     

     

    QUAND LYON ETAIT CAPITALE DES BORDELS

     

    Le docteur Jean Lassagne édite en 1926 chez Albin Michel, l'argot du milieu. On peut y lire des définitions telles que l'antique lupanar , qui a pris le nom de bordel, bordeau (car près d'une rivière)bobinard, boxon, bouic, brick, cabane, gros numéro etc... en ce qui concerne la péripapéticienne,  les appellations ne manquent pas, prostituée, louve, mérétrice, courtisane, femme galante, fille de joie, ribaude, catin, créature (Louis XIV) impure (Louis XV) prhyné (Directoire) catiche, femme en carte, retapeuse, marmite, morue, pétasse, putain, pute, tadeuse, tapin, tapineuse, turfeuse, romblère...

    J'ai cherché, vous vous en doutez des noms pour les messieurs qui s'offraient les charmes de ces dames, eh bin ! que nenni, que point, niet, quedalle...enfin, nous avons maquereau, micheton, cave, gogo, miché

    QUAND LYON ETAIT CAPITALE DES BORDELS

     

    Quelques lupanars sont disséminés dans toute la ville, Jacobins, Celestins, Bellecour, Edouard Herriot également.

     

    madame Jeanne, possède 3 lieux, 12, et 17 rue Molière

    Madame Marcelle elle,  situe ses établissements 5 rue du Garet et 3, rue Edouard Herriot

    Rue Paul Chenavard etc... plein centre ville dans les beaux et chics  immeubles d'aujourd'hui

     

     

     

     

    On en compte pas moins de 100 intra muros et 50 dans les faubourgs. De manière naturelle, le filles passaient de prostituées à mères maquerelles. La Marie Briguet, La Françoise Petit, la Margueritte Cunillat pour n'en citer que quelques unes. 17, Rue lanterne, rue Thomassin, Mercière, Griffon, des Archers, Sur la place des Terreaux 2 immeubles et 15 maisons.

     

     

    Bonaparte, pour  rassurer l'Eglise catholique et une partie de  la bourgeoisie, les communes doivent face à ce désert législatif. Il prend alors une série d'arrêtés légitimant davantage le cloisonnement,

     

     Marthe Richard, ancienne prostituée elle même, qui sera entre autres femme politique, qui propose un texte de fermeture des maisons closes. C'est ainsi que seront fermés 1400 bordels.

     

    Il n'est pas très facile aux lyonnais d'imaginer que notre ville ressemblait au quartier rouge d'Amsterdam...

     

    Ce billet, ainsi que le billet sur l'amour est un peu chaud, j'en conviens, mais ma ville, c'est aussi ca.

     

    A bientôt

     

     

     

     

    « SE DRESSER COMPLETEMENT GIVRES »

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 24 Février à 19:35

    Un article bien documenté un passé qui a construit le présent comme toute vie

    Belle soirée Nicole

    Bisous de e Minettes à Minettes

    2
    Jeudi 25 Février à 07:14
    Passtelle

    Super article, merci ! 
    Tout ce qu'on ne sait pas, tout ce qu'on a oublié... 

      • Jeudi 25 Février à 18:01

        merci, ton commentaire m'encourage

    3
    lizagrece
    Jeudi 25 Février à 13:31

    Un aspect de Lyon que l'on ne connait pas ...

      • Jeudi 25 Février à 18:02

        en faisant mon .... enquête, j'ai été très surprise moi aussi

         

    4
    genevieva
    Jeudi 25 Février à 16:17

    très intéressant cette enquête  je connaissais une partie mais pas tout

    merci

    5
    Martine des pentes
    Vendredi 26 Février à 20:12

    J'adore le catalogue des prix de Mlle Lapompe et je regrette beaucoup de ne pouvoir lire les lignes en petits caractères !!!

      • Vendredi 26 Février à 20:42
        Passtelle

        Il faut cliquer sur l'image, elle s'agrandit et on peut lire. Ça vaut le détour. 

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