• Pour mettre un peu de bonne humeur dans notre journée. Certes il y a beaucoup de soleil, le temps est merveilleusement doux, mais les informations elles ne le sont pas du tout.

    je republie cet article dans le cadre de la communauté "les enseignes du monde" gérée par DANY







    il y a tout pour attirer l'acheteur, comme une belle enseigne.


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  • Petit jeu proposé par Enriqueta j'apprécie de participer, quand le thème n'est pas trop hardu.

    Ecrire un poème ou une prose dans laquelle vous répétez 7 fois "sur la route" comme dans la chanson de Jean-Louis Aubert et Raphaël

    Sur la route je suis partie
    j'ai marché, à petits pas
    A grandes enjambées, roulé boulé
    je me suis ramassée

    Un bleu ici, une écorchure par là
    Sur la route je me suis blessée
    je suis tombée, le vélo n'est pas pour moi
    La route à pied, ca me va

    Pas d'ignorance, bien chaussée
    bien ancrée au sol, chewing gum accroché
    sur la route sourires, joies, partages,
    embrouilles, débrouilles

    Sur la route pas de barrières,
    que de l'espace et de l'air
    Va, avance, ne reviens pas
    Qui sait ce que tu trouveras sur la route?

    Tu ne sais pas la longueur de ta route,
    500 m, des millions de kilomètres
    chaque centimètre a la même importance
    juste moi  sur ma route

    nicole





     

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  • ICI  ACTE FINAL  UN  MOMENT DE BONHEUR


    allongée dans un transat j'ai découvert l'opéra préféré de Verdi sur grand écran sous le ciel étoilé d'une nuit d'été. C'est ce que propose l'Opéra de Lyon la nuit du 3 juillet. Evènement inédit en France, la représentation de La Traviata à l'Opéra de Lyon le 3 juillet a été diffusée à 23h59 (une précision de départ de golf) sur écran géant en plein air à Lyon (Les Nuits de Fourvière), Saint Etienne, Chambéry, Grenoble, Valence et en Haute-Savoie. 
     
    dans le rôle de Violetta l'étoile montante de la scène lyrique : Ermonela Jaho.

     

    http://www.forumopera.com/uploads/images/photos/Opera/2008-2009/Jaho1.jpg



    le travail de Klaus Michael Grüber, récemment disparu, est des plus classiques. Et, franchement, ça repose! Classique, mais efficace. Dès le premier tableau, la tristesse accablante du monde de la galanterie éclate. Ces noceurs écrasés sur leur siège pourraient tout aussi bien attendre un enterrement. Et quand ils reviennent, en caleçon, au tableau suivant, ils ne donnent pas envie de faire la fête avec eux.

              Cette mise en scène au premier degré est servie par une Violetta exceptionnelle. Ermonela Jaho, ravissante (même les robes ont le culot d'être jolies!), gracieuse, engagée, totalement engagée, lançant ses aigus à pleine voix, s'efforçant de chanter les piani pianissimi -et on a un peu peur pour elle, pour la suite de sa jeune carrière, tant elle exige d'une voix qui doit être plutôt assez légère. Ses partenaires s'inscrivent bien aussi dans cette représentation, Edgaras Montvidas plutôt nigaud, (il ressemble à Poelvorde), vocalement pas mal et Lionel Lhote qui trousse agréablement sa cavatine "del provence, il mar, il suol...", morceau de bravoure des barytons vieillissants.

    Il y avait un magnifique ciel étoilé, à ma droite je pouvais deviner les marches de l'amphithéâtre (mon article) c'était assez majestueux.

    La Traviata, thème éternel du plaisir, de la jouissance, de la liberté... puis découverte de l'amour !! Grâce à une marque de lessive je crois, de nombreuses personnes ont pu siffloter dans la rue, à l'époque, le chant des esclaves. Qu'importe comment, ils ont découvert un air d'opéra.

    Evidemment sur écran géant, les tetes sont géantes aussi. Je n'avais pas pensé à celà avant, pour une fois j'avais pensé aux jumelles. Pas nécessaire, car j'ai bien pu observer la bonne tenue des dents des chanteurs et chanteuses.

    Pourquoi j'aime les retransmissions sur écran? bien évidemment j'aime en direct, mais c'est  le seul moment où je peux enfin suivre les dialogues, car tout est bien expliqué et sous-titré.

    Impossible de mettre une vidéo, allez sur you tube, mettez le son, c'est un enchantement.

    des bises




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  • Avril 1912, ma femme, mon amour,
    Un an s'est écoulé depuis ce mauvais jour
    Où j'ai quitté ma terre.
    Je suis parti soldat comme on dit maintenant.
    Je reviendrai te voir, d'abord de temps en temps,
    Puis pour la vie entière.
    Je ne pourrai venir sans doute avant l'été.
    Les voyages sont longs quand on les fait à pied.
    As-tu sarclé la vigne ?
    Ne va pas la laisser manger par les chardons.
    Le voisin prêtera son cheval aux moissons.
    Écris-moi quelques lignes.

    Hiver 1913, mon mari, mon amour,
    Tu ne viens pas souvent, sans doute sont trop courts
    Les congés qu'on te donne
    Mais je sais que c'est dur, cinquante lieues marchant
    Pour passer la journée à travailler aux champs,
    Alors, je te pardonne.
    Les vieux disent qu'ici, cet hiver sera froid.
    Je ne sens pas la force de couper du bois
    J'ai demandé au père.
    Il en a fait assez pour aller en avril
    Mais penses-tu vraiment, toi qui es à la ville,
    Que nous aurons la guerre ?

    Août 1914, ma femme, mon amour,
    En automne au plus tard, je serai de retour
    Pour fêter la victoire.
    Nous sommes les plus forts, coupez le blé sans moi.
    La vache a fait le veau, attends que je sois là
    Pour le vendre à la foire.
    Le père se fait vieux, le père est fatigué.
    Je couperai le bois, prends soin de sa santé.
    Je vais changer d'adresse.
    N'écris plus, attends-moi, ma femme, mon amour,
    En automne au plus tard je serai de retour
    Pour fêter la tendresse.

    Hiver 1915, mon mari, mon amour,
    Le temps était trop long, je suis allée au bourg
    Dans la vieille charrette.
    Le veau était trop vieux, alors je l'ai vendu
    Et j'ai vu le vieux Jacques, et je lui ai rendu
    Le reste de nos dettes.
    Nous n'avons plus un sou, le père ne marche plus.
    Je me débrouillerai, et je saurai de plus
    En plus être econome
    Mais quand tu rentreras diriger ta maison,
    Si nous n'avons plus rien, du moins nous ne devrons
    Plus d'argent à personne.

    Avril 1916, ma femme, mon amour,
    Tu es trop généreuse et tu voles au secours
    D'un voleur de misères
    Bien plus riche que nous. Donne-lui la moitié.
    Rendre ce que l'on doit, aujourd'hui, c'est jeter
    L'argent au cimetière.
    On dit que tout cela pourrait durer longtemps.
    La guerre se ferait encore pour deux ans,
    Peut-être trois ans même.
    Il faut nous préparer à passer tout ce temps.
    Tu ne fais rien pour ça, je ne suis pas content,
    Ça ne fait rien, je t'aime.

    Ainsi s'est terminée cette tranche de vie,
    Ainsi s'est terminé sur du papier jauni
    Cet échange de lettres
    Que j'avais découvert au détour d'un été
    Sous les tuiles enfuies d'une maison fanée
    Au coin d'une fenêtre.
    Dites-moi donc pourquoi ça s'est fini si tôt.
    Dites-moi donc pourquoi, au village d'en haut,
    Repassant en voiture,
    Je n'ai pas regardé le monument aux Morts
    De peur d'y retrouver, d'un ami jeune encore,

    paroles de chansons de Maxime Le Forestier:

    13 commentaires

  • Mignonne, allons voir si la rose
    Qui ce matin avoit desclose
    Sa robe de pourpre au Soleil,
    A point perdu ceste vesprée
    Les plis de sa robe pourprée,
    Et son teint au vostre pareil.

    Las ! voyez comme en peu d'espace,
    Mignonne, elle a dessus la place
    Las ! las ses beautez laissé cheoir !
    Ô vrayment marastre Nature,
    Puis qu'une telle fleur ne dure
    Que du matin jusques au soir !

    Donc, si vous me croyez, mignonne,
    Tandis que vostre âge fleuronne
    En sa plus verte nouveauté,
    Cueillez, cueillez vostre jeunesse :
    Comme à ceste fleur la vieillesse
    Fera ternir vostre beauté.
    j'ai illustré ce poème qui m'a tant fait souffrir, avec les fleurs des rosiers de mon amie de Cluny


    6 commentaires

  •  A TOUTES LES MAMANS CE MAGNIFIQUE TEXTE CHANTE PAR MARIE LAFORET

    Paroles Marie Laforêt Cadeau


    Hier soir dans la cuisine, je préparais le diner,
    Quand mon petit garçon est entré,
    Il m'a tendu un morceau de papier griffonné,
    J'ai essuyé mes mains sur mon tablier,
    Je l'ai lu, et voici ce qu'il disait:

    Pour avoir fait mon lit toute la semaine, 3 francs,
    Pour avoir été aux commissions, 1 franc,
    Pour avoir surveillé le bébé pendant que toi tu allais aux commissions, 1 franc 25,
    Pour avoir descendu la corbeille à papier, 75 centimes,
    Pour avoir remonté la corbeille à papier, 1 franc et dix centimes,
    Pour avoir arrosé les fleurs sur le balcon, 25 centimes,
    Total: 9 francs et 85 centimes,



    Je l'ai regardé,
    Il se tortillait en machant son crayon,
    Et une foule de souvenirs son revenus à ma mémoire,
    Alors j'ai pris son crayon, j'ai retourné la feuille,
    Et voilà ce que j'ai écris:

    Pour 9 mois de patience,
    12 heures de souffrances,
    Cadeau,
    Pour tant de nuits de veille,
    Surveillant ton sommeil,
    Cadeau,
    Pour les tours de manège,
    Les jouets, le collège,
    Cadeau,
    Et quand on fait le tour,
    Le total de mon amour,
    Cest cadeau,

    Quand il eut fini de lire
    Il avait un gros chagrin dans les yeux,
    Il a levé la tête et a dit:
    M'man, j't'aime très beaucoup,

    Il a repris son papier, l'a retourné
    Et en grosses grosses lettres à marqué
    Cadeau,
    Et quand on fait le tour,
    Le total de l'amour c'est,
    C'est cadeau !





     

     



    "CADEAU"


     
    {Chanté: Marie Laforêt:}
    Et quand on fait le tour, le total de l'amour,
    C'est CADEAU, C'est CADEAU





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  • Sur le blog d'Enriqueta des mots,





    Je suis née quelque part
    Là où personne ne m'attendait
    Mais où tout le monde m’espérait

     

    Je suis née quelque part

    Entre un frigo et un placard

    Ca aurait pu être une gare

    Une prison, un hazard

     

    Mon père ce héros

    Plein d’humour et d’apéros

    Pour fêter mon arrivée

    N’a pas facilement désaoulé

     

    Je suis née quelque part

     je suis là, dans ma vie

    seule, avec enfants et amis

    en balade,  je vais quelque part


    Nicole


    28 commentaires


  • PERFECTA est la joyeuse organisatrice d'un petit jeu d'écriture, en s'inspirant de la fourmi de 18 mètres.

    Nous sommes nombreux à avoir répondu présents, vous pourrez lire toutes les idées farfelues qui ont été trouvées sur son blog.(
    http://blog-et-broc.over-blog.fr/)


    j'avais comme mots imposés : LION - COCHON - CASTOR


    un LION avec une casquette 
    et des boots à paillettes
    ca n'existe pas, ca n'existe pas

     

     

    Un cochon  qui aime le lard
    et va voler dans le placard
    ca n'existe pas, ca n'existe pas

    Des dindons tatoués, déguises en castors
    Pour cacher leur secret d'une dent en or
    Ca n'existe pas, ca n'existe pas

    Et pourquoi pas !!

    Nicole


    14 commentaires

  • Moi je serai rose, dans un énorme buisson


     




    moi je serai rouge et délicieuse




    moi je serai juteuse, aplatie et un peu blanche



    moi j'embaume,  mes fruits sont acidulés, jaune comme le soleil


    Belle journée à tous


    19 commentaires
  •   les photos qui illustrent mon article m'ont été adressées pas internet.





    Passionné, sensuel et terriblement séduisant, le tango argentin est très évocateur pour beaucoup d'entre nous. Nous pouvons choisir, parmi les nombreuses danses européennes et internationales, celle qui convient le mieux à notre humeur du moment - le romantisme de la valse, l'exubérance du rock' roll ou l'atmosphère carnavalesque de la samba. Malgré sa réputation de danse mélancolique, le tango argentin reflète toutes ces humeurs à la fois, et bien davantage. Né dans les bas-fonds de Buenos Aires, le tango argentin a dépassé ses origines modestes pour briller dans les soirées parisiennes les plus sélectes, mais sa vraie « patrie » est restée celle des bars des quartiers pauvres et de ceux qui les peuplent.

     
       


    aujourd'hui le tango est devenu très technique, il a toujours  de très nombreux adeptes, des virtuoses  




    10 commentaires
  •  

    ce poème s'impose n'est-ce pas ??





    Peindre d'abord une cage
    avec une porte ouverte
    peindre ensuite quelque chose de joli
    quelque chose de simple quelque chose de beau
    quelque chose d'utile pour l'oiseau
    placer ensuite la toile contre un arbre dans un jardin
    dans un bois
    ou dans une forêt
    se cacher derrière l'arbre
    sans rien dire
    sans bouger...
    Parfois l'oiseau arrive vite
    mais il peut aussi mettre de longues années
    avant de se décider
    Ne pas se décourager
    attendre
    attendre s'il le faut pendant des années
    la vitesse ou la lenteur de l'arrivée de l'oiseau
    n'ayant aucun rapport
    avec la réussite du tableau
    Quand l'oiseau arrive
    s'il arrive
    observer le plus profond silence
    attendre que l'oiseau entre dans la cage
    et quand il est entré
    fermer doucement la porte avec le pinceau
    puis
    effacer un à un tous les barreaux
    en ayant soin de ne toucher aucune des plumes de l'oiseau
    Faire ensuite le portrait de l'arbre
    en choisissant la plus belle de ses branches
    pour l'oiseau
    peindre aussi le vert feuillage et la fraîcheur du vent
    la poussière du soleil
    et le bruit des bêtes de l'herbe dans la chaleur de l'été
    et puis attendre que l'oiseau se décide à chanter
    Si l'oiseau ne chante pas
    C'est mauvais signe
    signe que le tableau est mauvais
    mais s'il chante c'est bon signe
    signe que vous pouvez signer
    Alors vous arrachez tout doucment
    une des plumes de l'oiseau
    et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau.

     

    Jacques Prevert



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