• Bonjour à tous,

     

    Nous voici repartis pour une petite escapade au Croisic. Il faut penser que c’est le mois de novembre, que l’eau n’est plus très chaude, même si le soleil est au grand beau.

     

    Direction le traict, (Traict est un terme local qui viendrait soit de "trajectus" à l'époque où le traict servait de voie de communication entre Guérande et Le Croisic, soit du terme Breton "trec'h" signifiant "sable" ou plus particulièrement la zone intertidale de l'estuaire.)

    c’est une grande marée, la mer se retire assez loin, ce qui nous permet de marcher au-delà de la croix qui se trouve normalement au beau milieu de la mer. En me retournant je vois la ville bien loin,

     



     

    Les oiseaux sont partis sous des cieux plus cléments, ce qui m’étonne c’est de ne pas entendre ni voir les goélands argentés du Croisic. Ils sont  si nombreux, si présents dans leurs intarissables échanges verbaux.

     

    Nous trouvons sur notre passage un ibis sacré Mymychacha me précise que c'est plus une garzette, je la crois, car je ne connais pas grand chose aux oiseaux. 

     

     

    Normalement, nous passons « à pied sec » donc je n’ai pas pris de bottes, mais voilà, même à sec il y a des courants et l’obligation de se mouiller. Que faire sinon de quitter mes chaussures. Moi, une grande frileuse, me voilà gambadant au mois de novembre, pieds nus dans l’eau. Il y a comme cela des choses qui ne s’expliquent pas. Peut être seulement le bonheur d’être là,

     

    Mon amie, elle est carrément en short. Ce qui je dois le dire m’étonne beaucoup, mais lorsqu’elle va à la pêche à pied, c’est pour remplir son panier. Alors on se mouille pour ca.

     

     

    Moi la citadine, moi la souris des ville, je ne connais de la pêches aux moules que la comptine. J’étais là pour marcher sur le fond de la mer, faire des photos, pas trop ramasser des coquillages, car je n’aime pas tout ce qui est cru, en matière animale. Je ne dis pas la même chose des moules cuites. Le nez dans le sable, que vois-je un monticule recouvert d’algues, mais à mieux regarder les algues sont autour des moules, des huitres, même de bigorneaux.

     


    Je me vois me baisser, passer la main sous l’eau, retirer des grappes de moules. Je suis comme une gamine. Les huitres ressemblent à de vieux cailloux. Des berniques aussi ?? ca se mange ??? OUIIIIII j’entends de loin, car le vent s’est légèrement levé. Une pêche miraculeuse. Tout doucement je me déplace,  me laisse prendre au jeu. La mer est généreuse.


     

    Tiens , un tracteur. C’est pas banal ca.

     

     

    Eh ! eh vous deux… sûr que cela s’adresse à nous, nous sommes les seules à des kilomètres à la ronde. Allez, jetez le contenu de votre panier. Ici vous êtes dans les parcs.

     

    Nous sommes là sans nous en être aperçu, nous n’avons rien vu.

    Oui, c’est ca… chaque année ce sont des tonnes de palourdes qui disparaissent

    Allez videz

    Mais si les piquets c’est ce qui est là, nous en sommes à 1.50 mètres, notre cueillette a été faite avant.

     

    Cela faisait plus d’une heure et demis qu’en marchant nous ramassions, il n’était pas question d’abandonner une belle pêche.

     

    Je m’en vais, dit le marin très mécontent,  moi j’ai de l’ouvrage !!

     

     

     Le soir nous avons fêté l'anniversaire de la soeur de mon amie en cuisinant les produits de notre pêche. Les moules ont été faites à la manière de ''mémée'', Les huitres cuites dans un sorte de beurre blanc, les palourdes et berniques avec un beurre d'escargots, les bigorneaux...J'ai apprécié qu'elles sacrifient leurs coquillages pour les cuire, afin que je puisse me joindre avec plaisir.


    Tout le monde s'est super hyper régalé

     

    J'ai découvert un vin super, le Quicy qui se boit comme de l'eau, mais bien meilleur. Si vous connaissez vous me comprenez, si vous ne connaissez pas, c'est le moment de le gouter.

     


     


     


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  • Une nouvelle petite promenade au Croisic sur  la Côte Sauvage



    Ce soir-là mes amies me proposent une petite balade intéressante. Il est 20 heures, nous mangeons à l'heure espagnole, nous en avons pour environ 2 heures.
    Pas de falaises gigantesques mais la route côtière (pratique pour les paresseux !)c' est magnifique. Surtout quand on peut assister à de magnifiques couchers de soleil ... Il n'y a pas la tempête et l’océan n'est pas en furie, la beauté de la côte sauvage vaut également le déplacement !

    le bec du goeland gris argenté du croisic  assorti au jaune des rochers, trop fort !!

    aujourd'hui, je vous laisse vous glisser dans l'eau

     
       






    la promenade ce soir là nous offre un océan magnifique, beaucoup d'oiseaux, un beau coucher de soleil. Nous croisons quelques photographes,un peintre assis devant son chevalet. L'air est agréable. Un moment ... à savourer




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    ici, ici i et puis tout plein de trucs quoi


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  • Mais non Ursus, ce n'est pas le moment. Ursus, que vous connaissez aime aller dans le traict pour se baigner. C'est le seul endroit où les chiens peuvent aller. Mais attention... le grand traict link est le lieu d'élevage des huitres. Alors mollo mollo Ursus, ne fait pas le fou.



    Nous regardons les horaires des marées. C'est précis. C'est important. C'est bon? nous pouvons partir ? là c'est la folie qui empare le gros nounours de toutou; Tout d'un coup lui tranquille bill, est super impatient. C'est la ballade, la baignade.

    Aujourd'hui un petit changement. Calcul fait nous avons 2 heures devant nous pour la pêche à pieds. La marée basse nous convient super, il est midi.
    Un short. De vieilles chaussures.


     Un maillot de bain. En route.




    Ursus adore la pêche. Pendant que nous sommes à chercher les coques et les palourdes, il s'échappe, saute, va même mettre son nez dans les nasses. Le pêcheur est cool, il ne lui crie pas dessus.



    Nous avons ramassé 12 kg de coques, et 2.300 de palourdes. Ma plus grosse pêche je le confesse m'sieu l'curé.



    Après le traitement d'usage pour le filtrage des coques (1 litre d'eau +33 gr de sel) rincage, et re.. encore 3 heures ; une petite poelée avec des spaghettis bigre, comme c'était bon.


    mes autres articles sur le croisic

    le croisic les paludiers

    le croisic présentation de la petite cité de catactères

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  • Comment ne pas s'émerveiller sur les marais salants le soir, lorsque les paludiers sont au travail, sur leurs oeillets, ramassant le sel avec le las.
    un métier : paludier link  son travail link

    J'en ai bien appris dernièrement sur la récolte du sel. Ce n'est pas une nouveauté dans le coin, les premières récoltes de sel datent du IXe siècle. Evidemment ca n'a pas été toujours comme aujourd'hui, puisque il y a 30 ans, les paludiers devaient aux propriétaires un droit d'un tiers de leur récolte. Maintenant les choses sont rentrées dans l'ordre, juste130 kg et l'affaire est dans le sac. Il y a environ 14.000 oeillets exploités

    maquette


    le las, soit ce rateau plat d'un côté, arrondi de l'autre, que l'on voit, mesure minimum 5.8O Aujourd'hui le manche est léger... pas avant !!
    un ancien, qui raconte avec passion la vie du sel, la ramasse, le stockage, le prix, l'aventure, les nouveaux venus

    le costume original d'été, avec les bas et les espadrilles, tout de blac vêtu, sauf pour la coiffe qui devait permettre de le voir.

    Ce monsieur nous a posé la devinette suivante : à quoi servait notre chapeau ? Eh bien pour s'endormir, nous rabattions la pointe sur nos yeux, des lunettes de soleil en quelque sorte.

    mon précédent article sur le croisic



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  • a
    ctuellement je découvre avec un vrai plaisir cette petite "Cité de caractères"

    Ce matin il fait un temps de rêve. Nous avons décidé de faire le tour de la presqu'ile. Environ 8 km en bordure de l'océan. C'est un endroit merveilleux, appelé la côte sauvage. C'est le mois d'Aôut, il est 11 heures, Les vacanciers sont peu nombreux,  des coureurs , des promeneurs, des enfants. A ce moment précis nous sommes à marée basse, nombreux sont les pêcheurs à pieds qui espèrent trouver les palourdes, les coques ou les moules qui feront leur festin.

    Sur une ligne bleue foncée, nous apercevons quelques voiliers

    L'ambiance est à la douceur, nous respirons à fond.

    Je vous propose de revenir un jour prochain, il y a tant à raconter sur ce merveilleuse petite ville de 4.000 habitants. Les croisicais aiment que l'on soit précis.

     
     

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