• Aujourd'hui, dernier jour d'une exposition merveilleuse, que j'ai envie de partager avec vous.

    marianne Houtkamp
    elle est née en 1948. Elle vit maintenant en Hollande.
    Des nombreuses années qu’elle a passées en Afrique, aux confins du Sahara, au Kenya et en Tanzanie, Marianne Houtkamp a rapporté des souvenirs impérissables et des liens indéfectibles avec les peuples dont elle a partagé l’existence, et bien souvent soulagé les souffrances.
    Sensible à leur situation parfois catastrophique, émue de leur dignité, leur courage, leur fierté en toutes circonstances, elle n’avait d’autre choix, d’autre volonté que de leur donner une part d’éternité à travers ses sculptures.

     


    Toute son œuvre est criante de vérité, de respect pour ces hommes et ces femmes dont la vie est si différente et éloignée de la nôtre. Eloignée si l’on s’en tient au lieu et à l’aspect matériel de l’existence, mais ô combien proche dès lors qu’il s’agit de sentiments, de joies ou de détresse, de dénuement face à la misère, à la maladie, à la guerre ou à l’exil.
    Qu’elle les ait représentés grandeur nature ou bien en réduction, Marianne Houtkamp a fait des Masaïs et des Bororos qu’elle a côtoyés un portrait saisissant. Hautes silhouettes longilignes, aux membres d’une extrême finesse, aux visages allongés où se lisent toutes les difficultés de leur vie d’errance, elles ont le mystère et la droiture de leur dignité

    On sent en eux des êtres fiers, prêts à mourir plutôt qu’à plier.
    Soucieuse du moindre détail, Marianne Houtkamp a longuement étudié ses sujets, leurs vêtements, leurs lourdes parures, leurs signes d’appartenance à la tribu, carte d’identité de chacun d’entre eux. Les couleurs de ses bronzes, d’une richesse inouïe, restent fidèles à celles des costumes ou des bijoux portés. Elle y inclue parfois des pierres naturelles identiques à celles des parures arborées.


    Peuple de la brousse ou du désert, nomades éleveurs de troupeaux confrontés sans cesse à des difficultés grandissantes, hommes aux horizons lointains, leurs regards se perdent à l’infini dans le plus grand des mystères et dans un silence inquiet


    Leurs visages reflètent une insondable tristesse, une insurmontable lassitude, l’angoisse du lendemain, une sorte de résignation fataliste devant l’ampleur des désastres qui sont leur lot quotidien.

    Guetteurs impassibles, immobiles, dressés comme des sentinelles vigilantes, nobles et mystérieuses ombres qui se profilent dans la

    savane ou les sables du désert, l’artiste a voulu immortaliser dans le bronze ces tribus en grand danger de disparition


    Toutes ces sculptures sont effectuées à cire perdue. Les bijoux sont réalisés avec un acide et les vêtements ont cette allure d'étoffe grâce à des pigments.




    Les tailles de ces sculptures, entre 45 cm et 1 m 70 environ.

    Si cette expo passe à proximité de chez vous. Allez-y, c'est un vrai beau moment d'émotion.


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